L'insémination articicielle
La stérilité
L'insémination artificielle est une des techniques de procréation médicalement assistée, en cas de stérilité, permettant d’obtenir une grossesse du fait d’une intervention médicale.
En quoi consiste l’insémination artificielle ?
L’insémination artificielle consiste à déposer du sperme (celui du conjoint ou d’un donneur) dans l’utérus de la femme, soit au niveau de l’utérus, soit directement dans l’utérus.
Qui a recours à l’insémination artificielle ?
L’IA avec donneur est destinée en cas de stérilité d’origine masculine ou lorsque l’on risque de transmettre une maladie héréditaire grave.
L’IA peut également être proposée chez la femme lorsque la cause de stérilité se situe au niveau du col de l’utérus ou de la glaire cervicale qui entravent le passage des spermatozoïdes. Mais aussi lorsque la femme a des difficultés à ovuler.
Procédure
L’insémination artificielle est soumise à des lois de bioéthiques, imposée par le Code de Santé Publique et ne s’effectue que si les paramètres de la surveillance sont de bonne qualité (dans des centres agréés).
Selon la loi, en France, les couple doivent être mariés ou concubins et doivent vivre ensemble depuis au moins deux ans et être en âge de procréer. Les couples doivent remplir un formulaire de consentement.
Avant de débuter une insémination, un bilan est demandé afin de déterminer la cause de l’infécondité.
Le traitement commence au 3ème ou 5ème jour du cycle (1er jour du cycle = 1er jour des règles). Il s’agit d’injections quotidiennes intra-musculaires ou sous-cutanées. La stimulation des ovaires va permettre de maîtriser et d’améliorer l’ovulation mais aussi de capter le meilleur moment pour pratiquer l’insémination.
Le recueil du sperme est réalisé le jour des inséminations par masturbation. Il s’effectue après un délai d’abstinence sexuelle (absence d’éjaculation) compris entre 2 et 6 jours.
Après recueil par masturbation dans un réceptacle stérile, le sperme est préparé au laboratoire afin de reproduire les modifications subies lors d’un rapport sexuel, quand les spermatozoïdes traversent la glaire cervicale.
Deux inséminations sont pratiquées par cycle.
Dans la plupart des cas, aucun traitement n’est nécessaire après l’insémination. De plus, aucune précaution particulière n’est à prendre.
Si la tentative a échoué, les règles surviennent environ 12 jours après l’insémination.
Généralement, 4 cycles d’IAC sont réalisés au total. Si au bout de 4/6 cycles, il n’y a pas de grossesse, il peut être nécessaire de changer de technique d’AMP.
Le taux de grossesse est en général de 10 à 15% par cycle de traitement.
Prise en charge administrative
Les IAC représentent un coût financier non négligeable (environ 460 € /tentative). Ces tentatives sont prises en charge à 100% par la sécurité sociale dans le cadre du traitement de stérilité.

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