Se sentir belle enceinte
Belle et sans complexe
Vous sentez-vous belle enceinte ?
Menez-vous une grossesse sereine ? La grossesse a-t-elle modifié l'image que vous aviez de vous ?
Ravissante, radieuse, éclatante… le répertoire pour décrire la femme enceinte est riche d’adjectifs. On se sent soudainement amoureuse de la vie et avide de vivre. Notre corps se transforme et l’on accueille ces métamorphoses avec félicité. Cette période pourrait être qualifiée d’état voluptueux regorgeant de douceur. En un éclair, on se modifie en une jolie princesse, on s’arrête pour accepter de vivre un super moment que l’on ne cherchera pas à oublier et que l’on n’oubliera probablement jamais.
Une grossesse qui rime avec bonheur et sérénité, tel est le constat pour 67% des 31200 femmes de 20 à 40 ans, interrogées en 2007 par le site Magrossesse.
Devenir mère, porter son enfant durant neuf mois au plus profond de ses entrailles est un acte des plus primitifs, et pourtant, cet état distille bien des doses de culpabilité, d’écœurement et de solitude
Un corps, théâtre de bien des souffrances, des kilos en inflation, une silhouette qui se déforme à vue d’œil, un cortège de misères impromptues, un sentiment de honte et de laideur, une
impuissance à faire face à l’ampleur des événements… bienvenue dans le sacro-saint univers des futures mamans. On se réveille un bon matin et l’on se rend compte que l’on ne rêve plus. L’univers longtemps imaginé lorsque nous étions petites filles se désagrège, telle une glace qui fond au soleil. La réalité embrase l’idéalisation que nous nous faisions de la grossesse et ravage sporadiquement notre couple. Il n’est pas coutume de prêter attention aux doléances des futures mamans, et pourtant ces plaintes, aussi archaïques soient-elles, ont besoin de trouver un écho en nous.
Selon Isa ma copine Psy : Pourquoi certaines femmes se trouvent-elles moches, voire laides durant leur grossesse?
"Durant la grossesse, le corps de la femme se transforme. De nouvelles angoisses grignotent l’existence de la femme narcissique, emprisonnée et fragilisée par son image. La peur de ne pas se reconnaître, la peur de perdre indépendance et légè- reté, entremêlées à l’image que renvoie le mari, cloue la femme qui n’a pas suffisamment la certitude que cette aventure ne dure qu’un temps. Cette peur de ne pas plaire et donc, pour elle, de ne pas être aimée, l’empêche de se sentir «pleine» de son enfant et non reine durant neuf mois.
L’angoisse d’être «abîmée», déformée par la grossesse passe au-dessus de la réalité."
Extrait issu du livre "Désir et grossesse".

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