La douleur chez le prématuré
La douleur du prématuré en néonatologie est encore un sujet sensible.
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Longtemps, la douleur du bébé né prématuré n'était pas la préoccupation principale des équipes médicales qui pensaient, à tord, qu'il ne ressentait rien parce que le développement de son système nerveux n'était pas achevé. Seulement comme l'affirme, Isabelle Tremblay (doctorante en psychologie), "les prématurés qui naissent à 24 semaines de gestation ou plus sont très sensibles à la douleur".
Dès la naissance d'un bébé prématuré, la perception de la douleur est en place. Toutefois, le système de modulation, reliant le cerveau, la moelle épinière et les membres n'est pas fonctionnel avant la fin de la grossesse. «Cela veut dire que le prématuré peut ressentir la douleur sans pouvoir réagir adéquatement pour atténuer sa souffrance».
Selon une étude américaine sur 54 bébés nés entre 23 et 42 semaines de grossesse, il est établit que plus les nouveau-nés étaient prématurés, plus le nombre d’interventions douloureuses était élevé.
Lorsque la douleur influe sur le développement des bébés nés prématurés: De simples soins, tel un changement de couches ou une stimulation lumineuse excessive peuvent devenir un facteur de stress ou de douleur. L'organisme dépense alors beaucoup d'énergie pour compenser ce mal être, ce qui peut avoir des répercutions tant sur le développement que sur la taille du bébé né prématuré. Il est également important d'être vigilants quant au bruit. Les sons produits dans les salles de soins sont amplifiés à l'intérieur des couveuses. Un son moindre pour vous sera décuplé dans la couveuse.
Les mises à disposition pour aider le bébé prématuré à compenser la douleur Les moyens utilisés actuellement par les équipes médicales restent : la suscion, l'administration de saccharose ou encore la méthode kangourou (méthode du peau à peau).

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