Une grossesse après 42 ans voire 43 ans n'est pas un acte anodin tant pour la santé de la maman que celle de son bébé.
Le mythe des grossesses tardives véhiculées notamment par les média n'est qu'une trainée de poudre.
Tout n'est pas si simple !
En 20 ans le nombre de nombre de grossesses de quadras a triplé ! Seulement, une grossesse après 42/43 ans comporte des risques tant pour la maman que pour son bébé.
Si débuter une grossesse à 40 ans – à condition de la bonne santé de la maman et du suivi médical est de plus en plus commun, une grossesse après 42 ans comporte bon nombre de risques, comme :
- des complications vasculaires (cérébraux le plus souvent)
- un risque plus élevé d'embolies
- de l'hypertension artérielle
- un risque d'hémorragie de la délivrance. La mortalité maternelle reste encore un tabou. Elle est de 7,8/100.000 à 25 ans versus 209,3/100.000 après 45 ans.
- une augmentation des risques liés au diabète
- une menace d'accouchements prématurés
- une petite augmentation de toxémie gravique
- trisomie 21. Le risque est de 1/28 à partir de 45 ans. Interrompre la grossesse est un choix très difficile à vivre pour les parents.
- risques de malformations foetales
- un risque de décès du bébé
Le tableau est bien noir !
Le Dr Balaïsch-Allart, spécialiste de la fertilité, rappelle qu'à force d'attendre le moment pour débuter une grossesse, les femmes encourent le risque de ne jamais pouvoir être enceinte (et ce malgré une aide médicale : FIV, don d'ovocytes …). Elle insiste sur le fait que de laisser croire aux femmes qu'il suffit de vouloir être enceinte pour l'être est un mensonge.
Grossesse tardive : pour aller plus loin :
J'ai presque 50 ans et je veux un enfant
Grossesse après 35 ans









