L’identité du fœtus, une décision controversée
En cas de fausse-couche l’embryon n’a aucun droit à l’état civil, ils sont assimilés à des « pièces anatomiques » et donc incinérés ou détruits.
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Au regard de la loi, le fœtus existe à partir de 16 semaines et ce jusqu’à la naissance. En cas de fausse-couche l’embryon n’a aucun droit à l’état civil, ils sont assimilés à des « pièces anatomiques » et donc incinérés ou détruits. Depuis 1977, on se réfère à l’organisation mondiale de la santé pour définir la viabilité du fœtus : l’enfant doit peser plus de 500 gr et être né à plus de 22 semaines. Une circulaire du 30 novembre 2001 définit que ces fœtus viables peuvent faire l’objet d’une « déclaration d’enfant sans vie ». La naissance est de ce fait enregistrée à l’état civil, ils ont droit à un nom et à des obsèques. Toutefois en février 2008 la cour de cassation a donné à un couple voulant enregistrer à l’état civil la naissance de leur enfant mort-né à moins de 22 semaines et moins de 500 gr : la loi (art : 79-1 du code relatif à l’état civil d’un enfant) ne précisait pas la limite d’âge pour établir un acte d’enfant sans vie. Selon Maïte Albagly, secrétaire générale au Planning familial, se montre encore plus furieuse : « C'est une machination qui se met tranquillement en place pour préparer le retour à un ordre moral sur la société. Bientôt, on tiendra des registres sur l'ovulation ! Un tel procédé est un bon moyen de contrôle de l'Etat sur l'avortement des femmes. » Cette décision fera peut- être jurisprudence … A suivre …
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