Risques d’incontinence après une grossesse et un accouchement

La grossesse ainsi que l'accouchement (par voies naturelles ou césarienne) sont parfois responsables de problèmes d'incontinence urinaire quelques années après.

Des fuites urinaires peuvent  apparaitre quelques années après avoir accouché.
Une rééducation du périnée parfaitement suivi permet de contrer ces problèmes d'incontinence urinaire.


Vous êtes nombreuses à vous demander si l'accouchement par voies naturelles versus la césarienne ont le même impact.
Une étude publiée, début 2013, dans la revue "An International Journal of Obstetrics ans Gynaecoly" (Suède) révèle une prédisposition à l'incontinence urinaire après un accouchement par voies basses (40,3%) versus une césarienne (28,8%).

D'autres facteurs ont également été pointés du doigt comme le poids de la maman (obésité), l'âge de la maman au moment de l'accouchement ainsi que des "traumatismes obstétricaux pendant l'accouchement".

Source: Santelog

La rééducation du périnée

Pendant les 9 mois de grossesse, votre périnée va être sollicité non seulement par le poids du bébé mais aussi par l’accouchement et les efforts de poussée qu’il représente.

Une fois votre retour à la maison, après avoir bien pris vos marques avec bébé et vous êtes un peu reposée, il faut songer à la rééducation périnéale.

Pourquoi remuscler son périnée ?
Le périnée correspond aux muscles qui se situent au niveau de l’entrejambe. Il soutient, entre autre, l’utérus et la vessie. C’est pour cela qu’il est indispensable de prendre soin de le remuscler pour éviter tout désagrément de type fuite urinaire ou descente d’organe.

Ne faites pas l’erreur de penser que puisque tout va bien dans les suites immédiates de votre accouchement, la rééducation du périnée est superflue. Au contraire, les soucis peuvent commencer bien plus tard, au moment de la ménopause. On préconise donc de démarrer les séances de rééducation dans les 2 mois qui suivent l’accouchement.

Halte aux idées reçues !
Attention à ne pas, faussement penser, que la césarienne vous épargnera les séances de rééducation !
Bien que vous n’ayez pas eu à réaliser des efforts de poussée, les 9 mois de grossesse et le poids de votre utérus auront tout autant sollicité les muscles périnéaux. Faites un bilan avec votre sage-femme et ajuster la durée des séances en fonction de l’état de votre périnée.

Auprès de qui ?
La rééducation périnéale se réalise soit par une sage-femme, soit par un kinésithérapeute. Les 10 séances seront prescrites à votre sortie de maternité et on vous laissera le soin de prendre rendez-vous vous-même auprès du praticien de votre choix.

Quelle méthode ?

Une méthode manuelle
Ce sont les doigts de la sage-femme qui vont diriger la rééducation. Souvent des images sont employées pour faire travailler les muscles. Avec cette méthode, on peut plus facilement juger les zones à remuscler et évaluer les progrès.

Via une sonde vaginale par électrostimulation
Les muscles seront soumis à de petites impulsions électriques. La sonde sera reliée à un ordinateur qui gèrera les impulsions.

Via une sonde vaginale par biofeedback
Les muscles sont aussi soumis à de petites impulsions mais c’est la patiente qui agit en serrant la sonde.

Merci à Anne-Lyse, diplômée sage-femme, fondatrice et gérante de Moispourmoi-tout pour la grossesse

La place du papa durant la grossesse

La plupart des hommes ayant accompagné leurs conjointes tout au long de la grossesse ressentent un sentiment d’inutilité le jour de l’accouchement.

Ils n’arrivent pas à trouver leurs places au milieu de toute l’équipe obstétricale et bien souvent la douleur de leurs conjointes les dépasse.
Essayons de comprendre leurs ressentis pour mieux les aider à trouver leur place.

9 mois d’attente, 9 mois de préparation
A la différence d’avec leur femme, la majorité des hommes sont loin de se sentir père dès l’annonce de la grossesse.
Les neuf mois qui les séparent de la naissance ont donc une importance capitale pour les aider à appréhender leur nouveau rôle.
C’est à force de voir le ventre de maman s’arrondir, de sentir les premiers coups de pieds de bébé  ou encore d’assister aux échographies que le futur papa se sentira devenir père.
Sachez que les hommes peuvent assister aux cours de préparation à la naissance avec leurs femmes. Ils les aideront à faire certains exercices et pourront poser toutes les questions qui les angoissent. Parfois même certaines maternités proposent des séances spécialement réservées aux futurs papas.

Le jour J
Ce jour-là, c’est LE choc, lorsque vous leur annoncez « je crois que c’est le moment », en une fraction de seconde, ils comprennent qu’un nouveau rôle les attend.
Pour certains, il n’est pas envisageable d’assister à l’accouchement, pour d’autres cela leur semble indispensable. Chacun doit écouter ses sentiments et réagir comme il le sent.
Sachez que les papas peuvent naviguer comme ils le souhaitent de la salle d’accouchement à la salle d’attente et sortir à tout moment. Si votre mari souhaite vous accompagner pendant le travail puis sortir au moment de l’expulsion, il en a tout à fait le droit.
Pensez à lui préparer une bouteille d’eau ainsi qu’un petit encas au cas où le travail soit long.
Parfois les papas volent involontairement la vedette aux mamans en tombant dans les pommes au moment de la naissance, le ventre vide, submergés par l’émotion !

Malgré tout il est incontestable que le conjoint est un allié de taille dans ces moments parfois difficiles. Il soutient la future maman qui se sentira rassurée de savoir l’homme qu’elle aime à ses côté (ou celui qui l’a mise dans cet état). C’est le papa qui sera le plus à même de l’aider à surmonter les douleurs des contractions.
Alors qu’il souhaite ou non couper le cordon, rester vers bébé pendant ses premiers soins ou encore tenir la main de la maman pendant le travail, le papa a un rôle de soutien indiscutable le jour de l’accouchement.

Le retour à la maison
Messieurs, une fois la naissance passée, pendant que maman et bébé resteront quelques jours à la maternité, ce sera à vous de vérifier que tout est prêt pour accueillir la nouvelle famille à la maison. Il faudra penser à monter le siège auto dans la voiture, préparer la table à langer, monter la poussette si ce n’est pas déjà fait, bref vous concentrer sur toute la partie « bricolage, montage ».
Pensez aussi à appeler tout le monde pour les prévenir de l’heureux évènement. Ainsi la jeune maman sera moins fatiguée et n’aura pas à se charger de tous les coups de fils, elle pourra se concentrer exclusivement sur son nouveau rôle de maman.

Mesdames, pensez que lorsque vous profiterez des premiers instants avec bébé, votre homme sera seul à la maison, vidé et fatigué lui aussi par toutes ces émotions.
Si vous avez le temps pendant la grossesse, préparez-lui une « boite à papa » qui l’aidera à trouver ces quelques jours moins difficiles !

Merci à Anne-Lyse, sage-femme fondatrice et gérante de Moispourmoi-tout pour la grossesse

La visite post-natale

Deux mois (entre six et huit semaines) après l’accouchement, une visite (obligatoire) post-natale vous sera proposée.

Une grossesse et accouchement sont des moments merveilleux dans la vie d’un couple mais aussi pouvant être traumatisante pour la maman. C’est une période de bouleversements physiques, psychiques et familiaux.
Lorsque le bébé est là, on se focalise sur ses besoins, ses pleurs. On doute et l’on s’oublie un peu.

Cette dernière visite médicale vient clore la grossesse. C’est un moment pour la maman de parler des ses angoisses, de sa fatigue, des petits tracas du quotidien avec son gynécologue ou sa sage-femme.

Le médecin ou sage femme reprendra avec vous le déroulement de votre grossesse, les modifications physiologiques, vos antécédents (médicaux, gynécologiques, obstétricaux et familiaux), votre accouchement (voies naturelles ou césarienne, avec ou sans péridurale, épisiotomie ou pas mais aussi l’expulsion et la délivrance) mais également de votre bébé (poids et taille à la naissance, sa santé, allaitement maternel ou allaitement artificiel).
Il vous interrogera également sur une éventuelle reprise de votre sexualité, de votre contraception, du retour des règles (retour de couches).

Le gynécologue ou la sage femme vérifiera votre poids, votre pression artérielle mais également l’état de vos organes : vos seins, l’abdomen et si vous avez accouché par césarienne l’état de votre cicatrice, les muscles du périnée, le col de l’utérus, la muqueuse vaginale. Il constatera que l’utérus a retrouvé un volume normal.
Si vous avez connu des complications durant la grossesse (diabète, hypertension artérielle, infections urinaires à répétition) votre médecin pourra vous prescrire un bilan sanguin durant cette consultation post-natale afin de vous orienter avec un spécialiste.

Des séances de rééducation périnéale vous seront prescrites. Elles sont réellement importantes. Faites les et n’imaginez surtout pas qu’elles puissent être inutiles. Vous en serez heureuse plus tard. La grossesse et l’accouchement jouent sur les muscles du périnée.

Si vous avez d’autres questions comme un passage dépressif (baby blues) fuites urinaires, constipation … qui n’ont pas été évoquées par votre médecin ou sage-femme c’est le moment de les poser.

Cette consultation postnatale est prise en charge à 100% par la sécurité sociale dans le cadre de l’Assurance maternité.

 

 

Baby blues après la grossesse

Le baby blues n’est pas une maladie. C'est un état passager qui ne doit nullement s'installer.

D’intensité variable, cet état dépressif léger touche plus souvent les femmes venant de mettre au monde un premier enfant.

Les origines
Des facteurs physiques dus au bouleversement hormonal, à la fatigue de l’accouchement ainsi que des facteurs psychologiques dus au deuil de la grossesse, au processus d’identification de son nouveau rôle de mère expliquent en partie l’origine du baby blues.

Les symptômes
-       Anxiété
-       Variabilité d’humeur
-       Fatigue importante
-       Impression de n’être pas une bonne mère

Le traitement
Aucun traitement médical n’est réellement justifié.
Une aide psychologique peut aider la maman à se sentir mieux.
Toutefois, si des symptômes (cauchemar, insomnie …) deviennent handicapant au quotidien, il est nécessaire de consulter.
Il ne faut pas qu’un simple baby blues débouche sur une dépression plus sévère.

 

Le rôle des frères et soeurs

Très souvent le frère ou la sœur aînée va se trouver confronter à sa propre petite enfance.

Il est nécessaire d’être présent et à l’écoute de ses besoins.


Racontez-lui ce qui se passait quand il était petit et essayez dans la mesure du possible d’accompagner vos histoires de photos.

Permettez de lui de s’investir dans cette aventure qui pour lui est toute nouvelle et de se sentir responsable.
Cela peut se traduire par la préparation d’un biberon ou même la possibilité pour lui de pouvoir le tenir ne serait ce que quelques instants.

Il doit pouvoir accepter son rôle d’aîné sans trop de frustration.