La levée de l'anonymat du don de sperme
Certains demandent la levée de l'anonymat des donneurs de sperme. Or l'Académie de médecine s'oppose à cette mesure phare du projet de loi de bioéthique contrairement au Conseil d'Etat.
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Les associations d'enfants nés sous X demandent depuis un certain temps la levée de l'anonymat des donneurs de sperme. Or l'Académie de médecine s'oppose à cette mesure phare du projet de loi de bioéthique contrairement au Conseil d'Etat.
Le projet de loi présenté le 20 octobre en Conseil des ministres prévoit pour les quelques 1.300 enfants qui naissent chaque année d'un don de gamète, la possibilité, à leur majorité, d'avoir accès à l'identité du donneur, à condition que celui-ci y consente expressément.
Selon le Pr Jouanet, biologiste de la reproduction, "il n'est pas clair que la levée de l'anonymat puisse résoudre le mal-être de quelques dizaines d'enfants sur les 50.000 nés d'un don de sperme" et d'ajouter "Je suis un fervent défenseur de l'accès aux origines, la difficulté est de savoir de quelles origines on parle"
En Suède, la demande de levée de l'anonymat est possible depuis 1985 lorsque l'enfant a 16 ans. Or on constate une baisse significative de recours aux dons.
La position de l'Académie de médecine rejoint celles de la Fédération des CECOS et du Groupe d'études pour le don d'ovocytes (GEDO).
Que se passerait-il lorsque un enfant conçu grâce à un don de sperme obtenait l'identité de son donneur malgré le refus de ce dernier ? Quelle position adopter face aux enfants du donneur ? Dans quelle mesure les parents d'enfants issus de dons de sperme ou d'ovocytes, ne cacheront-ils pas la vérité à leurs enfants ?
Beaucoup de questions qui restent encore en suspend.

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