L’homme a-t-il réellement un problème de fertilité ?la stérilité serait due au fait que les couples débutent une grossesse tardivement plutôt qu'à des problèmes de pollution |
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C'est un lieu commun. Les chiffres sur la fertilité masculine sont relativement inquiétants. Au cours des 15 dernières années, la diminution de la concentration de sperme chez les hommes parisiens aurait reculé de 21%. Mais ce n'est pas forcément pour cela qu'il faut s'inquiéter. Premièrement ces chiffres sont issus des donneurs de spermatozoïdes (ce qui peut induire un biais statistique). Deuxièmement il n'est pas du tout démontré que la baisse de la concentration de spermatozoïdes dans le sperme ait une incidence aussi directe sur la fertilité. Bien au contraire, les récentes études des démographes et des scientifiques tendent plutôt à démontrer le contraire. Une femme âgée de 20 à 30 ans vivant en couple et normalement fertile a 20 à 25 % de chance d'être enceinte à chaque cycle. En règle générale, il faut plusieurs mois pour débuter une grossesse. Statistiquement 90 % des couples, désireux d'avoir un enfant, commencent une grossesse dans un délai de 12 mois. Et 97% avant : 2 ans. Dit autrement, sur les 10 couples sur 100 n'ayant pas obtenu de grossesse au bout de 12 mois, 7 sur 10 auront procréé au bout de 12 mois supplémentaires. Ce qui démontre que le fait de ne pas débuter une grossesse n'est en rien un signe de stérilité mais plutôt une malchance statistique. La difficulté à avoir des enfants provient aujourd'hui plus des changements de comportements qui nous poussent à avoir des enfants de plus en plus tard que des facteurs liés à la pollution ou à la baisse de la qualité des spermatozoïdes.
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