Grossesse et insémination post mortem
En Australie, une femme a été autorisée à récolter (dans les 24 heures), le sperme de son mari mort dans un accident de travail
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La Cour suprême australienne a permis à une femme d'utiliser le sperme de son mari décédé dans un accident du travail et ce en dépit du fait que les deux parties doivent normalement donner leur consentement quant à cette utilisation.
En 1997, une britannique avait obtenu l'autorisation d'utiliser le sperme congelé de son mari décédé pour effectuer une FIV (fécondation in vitro). Cette pratique a permis de donner naissance à deux enfants.
En France, l'affaire avait été relancé en 2009 lorsque Fabienne Justel, 39 ans a émis le désir d'avoir un enfant de son mari décédé d'un cancer en 2008. Se sachant malade, le mari de Fabienne a, à plusieurs reprises, fait des dépôts de sperme au CECOS (centre d'études et de conservation du sperme) de Rennes. Fabienne souhaitant récupérer les paillettes de son mari, s'est retrouvée face à un refus catégorique de la part de la banque de sperme.
En France, l'insémination post mortem est interdite. Selon la loi, "les vivants ne peuvent pas disposer des éléments du corps des morts qui ne peuvent plus s'exprimer". Selon le directeur du CECOS, il n'y aurait eu que "cinq demandes, en France, en trente ans".
La loi de bioéthique (révisée en mars 2011) permet toutefois le transfert d'un embryon congelé entre six et dix-mois après le décès du père.
Doit-on autoriser l'insémination post mortem ? Pensez- vous qu'il faille changer la loi ?

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