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Certaines de ces grossesses ont été attendues longtemps et les médecins qui les surveillent les qualifient de «grossesses précieuses». En fait, toutes les grossesses sont précieuses et doivent être surveillées attentivement alors même que les gynécologues obstétriciens sont de moins en moins nombreux. En effet, on dénombre : • 730 000 accouchements en 2005 • 80% de grossesses simples et sans aucun problème • moins de 2000 gynécologues obstétriciens La France ne se place qu’au 10ème rang européen pour la mortalité maternelle et au 12ème rang pour la mortalité infantile. Il faut donc renforcer la surveillance des grossesses. C’est ce que prévoit le plan périnatalité : sept consultations obligatoires avec des contenus d’examens biologiques et cliniques programmés. Le dépistage systématique des infections urinaires au cours de la grossesse n’a pas de caractère obligatoire. Cependant toutes les recommandations convergent dans le sens du dépistage systématique et régulier. En effet, lors de la grossesse, les signes cliniques d’infection urinaire ne sont pas toujours présents. Il n’y a pas de douleur caractéristique et la dilatation des voies urinaires facilite la pollution microbienne. Détectée rapidement, l’infection urinaire se traite facilement. Le dépistage avec une bandelette réactive est aussi simple qu’un test de grossesse et s’effectue à domicile ! 2 minutes suffi sent pour avoir la certitude que la maman et son bébé ne courent aucun danger. En cas de doute, le test est effectué à nouveau le lendemain. Si le doute persiste ou si la bandelette est positive, une consultation est demandée au médecin traitant qui prescrira un examen cytobactériologique des urines (ECBU) réalisé en laboratoire puis un traitement antibiotique. Du temps sera ainsi gagné ! L’infection urinaire au cours de la grossesse L’infection urinaire est l’infection bactérienne la plus fréquente au cours de la grossesse. Elle touche 10 à 20 % des femmes enceintes et est favorisée par la dilatation physiologique des voies urinaires, liées aux changements hormonaux. 70% de ces futures mamans ne ressentent aucune douleur et ne présentent aucun signe clinique : on parle d’infection asymptomatique. L’infection urinaire chez la femme enceinte doit être prise en charge car elle peut avoir des conséquences graves : outre le risque de pyélonéphrite aiguë (1/3 des femmes atteintes, notamment durant le dernier trimestre), la future maman encoure un risque d’insuffisance rénale chronique et de septicémie. Par ailleurs, l’état de santé de sa maman a immanquablement des répercussions sur le bon développement du bébé. Souvent indolore, l’infection urinaire est difficile à dépister. L’usage courant est de prescrire un ou deux ECBU au cours de la grossesse : ils seront fréquemment négatifs. Par ailleurs, l’infection peut se déclarer et s’aggraver entre deux ECBU. Une bandelette urinaire négative permet d’affirmer avec quasi certitude qu’il n’y a pas d’infection urinaire. Réaliser un test par bandelette toutes les 2 semaines renforce la sécurité de la grossesse. Auto surveillance de la grossesse et bandelettes réactives L’examen cytobactériologique des urines (ECBU), effectué systématiquement au 3ème mois de la grossesse, est une démarche ponctuelle. La fréquence et les conséquences possibles de l’infection urinaire chez la future maman rendent nécessaire sa recherche plus fréquente au cours de la grossesse, d’autant que les infections urinaires sont le plus souvent asymptomatiques. Mode de fonctionnement La présence d’une substance inhabituelle dans les urines est révélée par la modifi cation de la couleur de la plage réactive correspondant à cette substance. Pour dépister une infection urinaire, on recherche la présence de leucocytes et/ou de nitrites. Le principe du test est le suivant : en présence d’une agression microbienne, l’organisme réagit en produisant des globules blancs détectés par la plage « Leucocytes » de la bandelette lorsque leur concentration est supérieure à 15 leucocytes par mm3. Par ailleurs, l’immense majorité des germes pathogènes urinaires, réduit les nitrates normalement présents dans l’urine, en nitrites. Ceux-ci sont décelés sur la plage « Nitrites » de la bandelette par une coloration rose. Cette réaction est extrêmement spécifique. Lorsque les deux plages sont négatives, le patient est, avec une quasi certitude, indemne de toute infection urinaire : aucun examen de confirmation n’est alors nécessaire.
Si l’examen est douteux à deux reprises ou s’il est positif, le patient doit consulter son médecin traitant rapidement. * RMO : Référence Médicale Opposable ** Deuxième Conférence de Consensus en Thérapeutique anti-infectieuse (16 novembre 1990)
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