La vitamine D durant la grosesse

La vitamine D est produite par notre corps grâce à la lumière du soleil mais également absorbée grâce à notre alimentation.

La lumière du soleil ainsi que l’alimentation ont un rôle important dans la production et absorption de la vitamine D.
Cette vitamine est indispensable à la vie et ne peut être produite par l’organisme. Elle favorise la fixation de calcium dans les os.

Durant la grossesse une carence en vitamine D peut apparaitre et ainsi favoriser les hypocalcémies néonatales (rachitisme). Les besoins en vitamine D sont doublés durant cette période car nécessaires à l’ossature du bébé.
Les médecins ou sages femmes prescrivent souvent une supplémentation en vitamine D au cours du troisième trimestre de la grossesse et notamment durant la période d’hiver (pendant les mois en « r »).

Les sources alimentaires de vitamine D
- Le saumon
- Le thon rouge
- Le hareng mariné
- La truite
- Le foie
- Le lait de vache
- Les champignons
- les jaunes jaunes d’oeufs

Aucune étude n’est suffisamment poussée pour mettre en corrélation l’insuffisance en vitamine D et les risques de pré-eclampsie, de diabète gestationnel, d’hypertention gravique, de naissance prématurée, d’un bas score d’Apgar ou encore d’une infection néonatale.

Pour aller plus loin, notre dossier : Vitamine D et sclérose en plaques

 

 

Près de 25% des femmes continuent de boire durant leur grossesse

En France 25% des femmes continueraient de boire durant leur grossesse malgré les risquent qu’elles font courir à leur bébé

Selon une étude récente menée dans plusieurs maternités, 17 à 25% des femmes en France continueraient à boire durant leur grossesse un verre de temps à autre et 6 % prendraient deux verres ou plus dans une même journée. Ces résultats sont alarmants.

La consommation d’alcool reste encore et toujours un tabou et qui plus est durant la grossesse. Le sujet n’est quasiment jamais abordé lors d’une consultation. Il est très rare que le médecin ou la sage-femme s’intéresse à la consommation d’alcool de sa patiente durant la grossesse.

Selon le Dr Jean Pierre Chabrolle, pédiatre à l’hôpital du Havre « les risques de l’alcool sont mal connus des obstétriciens. Les sages-femmes semblent un peu plus sensibilisées »

En France, un bébé sur cent est exposé à l’alcool.

Le syndrome d’alcoolisation foetale (SAF) reste la première cause de retard mental. Il concerne 1 à 3 naissances pour 1000.

Bien que les bébés aient des séquelles de l’alcool assez discrètes certains bébés atteints de SAF ont la face plate, le nez court, les oreilles basses, les lèvres supérieures très fines, les yeux un peu bridés. À cela s’ajoute un risque de déficience mentale voire des malformations cardiaques, rénales ….

Selon le Pr Naassila « de nombreux enfants chez qui l’on détecte, à l’âge scolaire, des problèmes d’hyperactivité, de déficits d’attention, de troubles du comportement sont en fait des enfants dont la mère a consommé de l’alcool enceinte. C’est d’autant plus délicat que le problème ne se voit à la naissance. »

Selon le Dr Chabrolle, « un seul verre fait courir un risque au bébé car l’alcool est un toxique tétragène pouvant provoquer des malformations. Le cerveau du fœtus est l’organe le plus sensible à l’alcool car il se développe pendant neuf mois, alors que les autres organes se forment au premier trimestre. »

D’après une enquête publiée dans la revue « Alcoologie et addictologie » en 2009, seulement 6% des femmes enceintes seraient conscientes des risquent qu’elles font courir à leur bébé.

Une ignorance qu’il est important de traiter rapidement.

Et le Pr Naassila de citer : « En menant des actions de prévention, je rencontre de nombreuses collégiennes ou apprenties qui ignorent totalement qu’alcool et grossesse ne font pas bon ménage ».

L’acide folique durant la grossesse

L’acide folique, les folates, la vitamine B9… C’est la même chose ! Il s’agit d’une précieuse vitamine, particulièrement importante les deux premiers mois de la grossesse.

L’acide folique, c’est quoi?
L’acide folique, les folates, la vitamine B9… C’est la même chose ! Il s’agit d’une précieuse vitamine, particulièrement importante les deux premiers mois de la grossesse.

Quand en prendre?
Les recommandations de santé publique préconisent de prendre de l’acide folique 1 à 3 mois avant la conception, puis pendant tout le 1er trimestre de grossesse.

Pourquoi?
Le but principal de la prise d’acide folique est la réduction des risques d’anomalie de fermture du tube neural chez le foetus, tels que le Spina bifida ou l’Anencéphalie.

Les besoins en acide folique sont augmentés au début de la grossesse du fait de l’expansion des tissus maternels (sang, utérus et annexes) puis tout au long de la grossesse en raison de la croissance exponentielle du fœtus.
Elle permet la mise en place de son système nerveux et son bon fonctionnement, et intervient dans le développement des cellules et la fabrication des globules rouges, chez vous, comme chez votre bébé.
Une carence en acide folique n’est pas sans conséquence pour vous et votre futur enfant. Si vous en manquiez, vous seriez exposée à une anémie et un risque de fausse-couche. Quant à votre bébé, il courrait un risque de prématurité et de retard de croissance.

Et si je n’en ai pas pris en début de grossesse?
Si vous avez déjà l’habitude de consommer
2 à 3 fruits par jour (et en particulier des agrumes, avec par exemple deux oranges pressées) avec une belle assiette de légumes et une salade verte à un des repas chaque jour, et que vous mangez plusieurs fois par semaine, une assiette de légumes secs ou de céréales (lentilles, pois chiches, haricots, blé, céréales complètes), des œufs et du fromage, alors vous avez certainement votre quota d’acide folique.

La bonne dose?
Les apports recommandés en acide folique sont de 0.4mg par jour chez une femme sans antécédents d’anomalie de fermeture du tube neural (Spina Bifida, Anencéphalie) ou fente labiale (bec de lièvre)

Dès lors que la femme présente un antécédent cité, la dose prescrite doit être de 5mg par jour.

Quelques bons aliments
:

Les meilleures sources :
• Abats de volailles, grillés ou braisés (100 g) : 0.34 – 0.78 mg
• Foie d’agneau ou de veau, sauté (100 g) : 0.33 – 0.40 mg
• Légumineuses, cuites (100 g) : 0.23 – 0.37 mg
• Foie de porc, braisé ou sauté (100 g) : 0.16 – 0.26 mg
• Épinards, bouillis (125 ml) : 0.14 mg
• Asperges, bouillies (125 ml) : 0.13 mg

Une salade de mâche (70g ou un demi-sachet de mâche lavée) ou un mélange épinard/mâche laitue, c’est environ 0.12 mg d’acide folique.

Sources :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Acide_folique

Merci à Delfynn, maman de Magrossesse.com


L’automédication durant la grossesse

L’automédication est pratique courante en France y compris durant la grossesse.

Une partie importante de femmes enceintes ignore le danger pour leur foetus de certains médicaments courants comme l’ibuprofène, l’aspirine ou le bromazépam. 

Le Centre régional de pharmacovigilance de Toulouse a mené une enquête anonyme auprès de 166 femmes. L’étude montre que plus d’1 femme sur 7 (24 femmes, soit 15 %) a pris un médicament sans prescription dans la semaine précédant l’enquête tels des antalgiques, des antiacides, des laxatifs, des antibiotiques, des antimycosiques ou antispasmodiques.

Par ailleurs près de la moitié des femmes interrogées (40 à 46 % selon le médicament) ne connaissait pas ces risques sur leur enfant liés à la prise d’ibuprofène, d’aspirine ou de benzodiazépines en fin de grossesse.

Il est important de rappeler que :
L’ibuprofène est déconseillé en début de grossesse et contre-indiqué à partir de 6 mois, en raison des risques de toxicité majeure pour le foetus (atteintes rénales ou cardio-pulmonaires néonatales, mort intra-utérine…) .
L’aspirine est également contre-indiquée en fin de grossesse (risque de saignement et de toxicité foetale).

Enceinte ne prenez pas de médicaments sans l’avis de votre médecin ou de votre pharmacien.

Les huiles essentielles durant la grossesse

De nombreux produits sont à éviter durant la grossesse pour soulager certains troubles fonctionnels. Voici une aide précieuse. Sachez toutefois, que les huiles essentielles doivent être maniées avec prudence.

Usages pour utiliser les huiles essentielles :
-    En massage (ne jamais mettre les huiles essentielles pures sur la peau sans avis d’un professionnel)
-    Dans le bain (les huiles essentielles ne se dissolvent jamais dans l’eau. Elles restent à la surface et certaines peuvent brûler la peau. Il vous faut les mélanger avec une base neutre achetée en pharmacie ou en boutiques de produits naturels)
-    Vaporisées ou inhalées
-    Avalées
-    Cuisinées

Des huiles essentielles à utiliser très prudemment
-    Le thym typis
-    L’Origan à carvacrol
-    Saniette
-    Clous de girofle
-    Feuilles et écorces de cannelle
-    Les huiles essentielles d’agrumes. Elles sont photosensibilisantes. Ne les utilisez surtout pas avant une exposition au soleil.

Des huiles essentielles à exclure :

-    Les huiles essentielles contenant des cétones ou des phénols (thuya ou armoise) sont à proscrire notamment par voie interne car elles sont neurotoxiques.
-    La Sauge officinale est abortive (totalement déconseillée auprès des femmes enceintes)
-    L’hysope

Où se procurer de bonnes huiles essentielles ?

-    Dans des boutiques bio
-    Evitez les huiles essentielles de synthèse qui n’ont rien de thérapeutique, vendues en grandes surfaces
-    Prenez conseil auprès de professionnels (pharmaciens, naturopathes …)

Contre les nausées
Utilisez à l’état de traces sur la langue :
-    L’huile essentielle d’ « Estragon »
-    L’huile essentielle d’  « Origan à carvacrol »
-    L’huile essentielle de feuilles ou écorces de Cannelle
-    L’huile essentielle de « Clous de girofle »

Contre les blessures, brûlures et autres « bobos »

Utilisez l’huile essentielle de « Lavande vraie » et l’huile essentielle de « Géranium rosat ».

Pour faciliter le sommeil et contre l’anxiété

Utilisez :
-    L’huile essentielle de « Marjolaine des jardins »
-    L’huile essentielle « Ravensare »
-    L’huile essentielle « Grain bigarade »
Ces huiles sont à utiliser en buccal, quelques traces sur la langue.

Contre les infections diverses (dont l’état fébrile)
Utilisez :
-    Huile essentielle de « Lavande vraie »
-    Huile essentielle de « Géranium rosat »
-    Huile essentielle « Ravensare »
-    Huile essentielle « Bois de Rose »
-    Huile essentielle d’ « Eucalyptus citronné »
-    Huile essentielle « Thym Vulgaire » à Linalol

Contre les migraines

Utilisez l’huile essentielle de « Bouleau lent » (en buccal à l’état de traces) et l’huile essentielle de « Menthe poivrée » sur le front et les tempes (cette huile essentielle est très volatile. Ne pas mettre trop près des yeux).

Contre la grippe
Dès les premiers signes de symptômes grippaux, utilisez l’huile essentielle « Ravensare » sur la langue (uniquement à l’état de traces)

Mais aussi :
-    Pour se détendre : Camomille (dans le bain), Bigardier (à vaporiser)
-    Pour dégager les voies respiratoires : Eucalyptus
-    Pour éloigner les insectes : Citronnelle (vaporiser)
-    Pour hydrater la peau : Bois de rose en association avec une huile végétale de type « amande douce » (bio) ou l’huile de noisette (en massage)
-    Pour désodoriser : Lavande, citron, thym (vaporiser)
-    Pour la digestion : Basilic (cuisiner)
 

N’utilisez pas n’importe quels cosmétiques vendus dans le commerce durant votre grossesse.

 Source: Pierrette Marty, Naturopathe

Homéopathie

L’homéopathie vous aidera à calmer certains petits maux : Nausées, troubles du sommeil, problèmes circulatoires.
A quelle période ?

La médecine homéopathique peut être prescrite dès le début de votre grossesse.

A quoi sert l’homéopathie ?
L’homéopathie vous aidera à calmer certains petits maux : Troubles du sommeil, hémorroïdes, problèmes circulatoire …
Elle apaisera vos angoisses, ce qui vous aidera à envisager votre accouchement dans un bon climat. Elle vous aidera à calmer certains petits maux : Troubles du sommeil, hémorroïdes, problèmes circulatoires …

Les indications
Les consultations ne se résument pas uniquement à un examen clinique. Vous ferez part à votre médecin de vos problèmes mais aussi de votre mode de vie, de vos contrariétés, de vos angoisses. Il vous prescrira un traitement homéopathique adapté, il personnalisera ainsi votre médication.

Et votre bébé ?
L’homéopathie est une médecine non toxique pour votre bébé.

Les tarifs
Le prix des consultations d’un homéopathe est similaire à celui d’un médecin de ville.

Adresses utiles
Syndicat des Médecins Homéopathes Français (SNMHF)
60, boulevard de la Tour Maubourg,
75007 Paris
Tél: 01 44 18 62 23

Les vaccins durant la grossesse

les vaccins durant la grossesse

Les vaccins durant la grossesse


1er trimestre 
2è trimestre 
3è trimestre 
Vaccins vivants
– Poliomyélite
– Rougeole
– Oreillons
– Rubéole
– Varicelle
– Fièvre jaune
– Variole
– BCG
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Vaccins morts
– Poliomyélite (Salk)
– Grippe
– Rage
– Hépatite B
– Encéphalite à tiques
– Tétanos
– Diphtérie
– Typhus (oral)
– Choléra
– Méningocoque
– Pneumocoque
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Source :
Checklists de médecine
Obstétrique d’A. Huch et J. Benz
Ed : Thiem Vigot

+ : Signifie qu’il n’y a, à priori, pas de contre-indication
(+) : Seulement en cas de voyage dans un pays d’endémie ou en cas de contact.
- : Contre indiqué pendant la grossesse.

Le tabac

Fumer durant la grossesse est dangereux pour le bébé et la maman risque un accouchement prématuré

Le tabac est tout aussi nocif que l’alcool pour l’embryon.

Il est responsable de la venue au monde de bébé beaucoup plus chétif (200gr de moins en moyenne à partir de dix cigarettes par jour), d’accouchement prématuré mais aussi de fausse couche spontanée.
Ces complications sont principalement dues à la nicotine et à l’oxyde de carbone :

In utero, le fœtus subit les méfaits de la nicotine: l’embryon est privé d’oxygène.
Ses tissus sont mal irrigués.
Il s’agite.
Son rythme cardiaque s’élève.

Lorsque le bébé vient au monde:
Il encourt des difficultés respiratoires.
Une faiblesse immunitaire.
Ces bébés sont souvent victimes de troubles du sommeil, d’agressivité.

Saviez-vous que les femmes qui fument plus d’un demi paquet de cigarettes par jour ont un risque d’accouchement très prématuré de 60% et modérément prématuré de 50%.
La consommation, quant à elle, de 10 cigarettes par jour, entraîne un risque d’accouchement très prématuré de 40% et modérément prématuré de 30%.

Certaines structures de tabacologie existent dans certains hôpitaux.