| Mamans endeuillées Perdre son bébé est une douleur atroce. Se reconstruire après est très difficile. Nous espérons que vous trouverez sur ce forum un peu de courage, d'espoir et de bonheur. |
Mamans qui n'ont pas vu leur bébé |
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#11
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oh pardon, j'ai mal lu.
j'ai parlé de Tom comme à la place de ton ange. je regrette amèrement. excuse moi. vraiment désolée. c'est encore si confus pour moi ces questions d'identité. j'espère que tu me comprendras. |
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#12
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bonjour Maryse,
il n'y a pas de souci, ne t'inquètes pas. En fait j'ai réalisé que l'on m'avait mal renseigné. A la clinique où j'ai accouché, je me demande si les personnes qui m'ont accueillies ont été formé ou bien avait déjà vécu des IMG. j'ai découvert quelques semaines après (sur un autre site) dédié à l'IMG toutes les choses possibles lors d'accouchement comme le mien. J'aurais du me renseigner avant mais je ne me suis pas posée toutes les questions qu'il aurait fallu me poser avant, j'étais comme spectatrice de ce que je vivais. je crois, comme tu le dis, que j'ai réalisé tout ça à la naissance de mon bébé espoir Mattéo. ENfin les regrets n'y changeront rien comme je te l'ai dis et aujourd'hui je m'efforce de vivre avec. je sais que mon ange est là chaque jour et qu'elle veille sur nous. Pour la grossesse de Mattéo, j'étais bien sur très inquiète avant l'écho des 12 semaines (puisque c'est à ce moment là que nous avons appris les malformations pour notre fille), puis les cap des 16 semaines a été lui aussi très difficile mais une fois passé je n'avais plus d'inquitude, je savais que tout allait bien se passer. L'accouchement en lui même c'est très bien passé, juste le fait de revenir dans cette clinique qui a été difficile. Sinon le personnel a été très compétent pour l'accouchement de Mattéo ainsi que pour celui de Tom, mais dès qu'il s'agit d'un accouchement différent le personnel n'était pas à la hauteur... En ce qui me concerne, moral je veux dire, je n'ai pas été suivi et je ne le suis toujours pas. Mais je pense qu'un jour il sera nécessaire que je fasse le pas. les années passées m'ont aidé, j'ai fais du chemin mais j'ai toujours les larmes aux yeux quand j'en parle ou que je l'écris. Pour le prénom de ma fille, en fait, je l'appelle Ange car nous ne lui avons pas donné de prénom (sur les conseil de la sage femme, encore un regret) et nous n'en avions d'ailleurs pas choisi avant. (voir le post sur les prénoms que j'ai fais chez les bébé espoir, ça a pris tout son sens) Voilà si tu veux continuer à discuter, il n'y a pas de problème, je viens régulièrement chez les mamans endeuillées. Biz Laury |
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#13
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oh là là, je me reconnais tellement dans ce que tu écris.
Par rapport au fait d'avoir écouté la personne qui était là au moment où on avait besoin de savoir comment et quoi faire. J'ai eu 13 jours entre le jour où j'ai su que mon bébé souffrait d'un lourd handicap et le jour de l'arrêt de sa vie et de l'accouchement. Mais ça n'a rien changé au tourment et à l'incapacité de gèrer une telle situation. Le lendemain que j'ai su pour le handicap de mon bébé, j'appelais ma psy qui me disait de ne pas faire l'erreur d'identifer et de reconnaître mon bébé car ce n'en était pas 1, simplement un foetus... Voilà. oh mon dieu. cela prouve le désarroi dans lequel on était et surtout qu'on aurait pu avoir un contact bien différent de celui là ou de la sage femme dans ton cas car nous avions besoin d'aide. C'est terrible cette idée. Oui, nos bébés ont dû sentir pourquoi et comment on en est arrivés là et tu sais quoi, je crois qu'ils devaient vraiment nous plaindre. C'est ce que je ressens. On les aimait et dans notre solitude face à cette situation on a flanché. C'est clair que ce sera toujours dur à vivre ça. Moi je regrette tant de ne pas l'avoir accompagnée. Il faut du temps pour comprendre pourquoi on a agi ainsi et être convaincues que notre bébé n'en a pas souffert. Nous on voulait appeler notre petite Ally et cela m'a déchiré le coeur quand l'officier d'état civil est venu me demander si on la déclarait. j'étais seule à ce moment là et je me persuadais de continuer à penser comme ma psy m'avait conseillé : "ils vous diront tous de l'identifier mais c'est une erreur...pourquoi se plonger dans la souffrance alors qu'elle n'a pas lieu d'être". Alors j'ai dit "pas de prénom", l'officier m'a répondu "sous X alors et pour le nom de famille vous souhaitez déclarer lequel?"...oh là, un gors déchirement dans mon coeur. J'ai dû ravaler mes émotions pensant qu'elles n'avaient pas lieu d'être mais en moi c'était tout différent. Pis j'étais incapable à ce moment là de reconnaître mes émotions et les comprendre. Je souffrais ça c'est sûr. Mais de quoi...à ce moment là je savais pas. Aujourd'hui je sais. 2 semaines après l'accouchement je voyais ma sage femme à qui je racontais toute cette horreur. Elle m'a ouvert les yeux sur mon déni car j'ai fini par pleurer alors même que je me retenais tant... Grâce à ce contact, je suis allée voir une psy qu'elle m'a conseillée. Et cette fois, je suis tombée sur un bon contact. Tu as raison quand tu dis que ces personnes qui nous ont conseillé étaient incapables de gérer et comprendre le fait de devoir arrêter la vie de son bébé quand il est dans notre ventre. Elles ont un vécu qui les amènent à penser et réagir comme elles l'ont fait. Comme nous finalement. C'est ça qui est terrible. Tu vois, moi j'avais un personnel hospitalier ouvert sur ce point mais je gardais en tête les conseils de ma psy. Dans nos 2 situations on a pas eu les bons contacts à l'instant "je décide". C'est douloureux ces sentiments qui nous poursuivent, comme si ils attendaient qu'on s'arrête et qu'on les laisse nous rattraper.Mais on bloque car c'est trop douloureux , dans mon cas en tout cas, de réaliser l'étendue de nos émotions. Oui je pense ton idée bonne de faire le pas un jour d'aller consulter un psy car c'est là que nos émotions sortent et qu'on a un témoin "clairé" capable de nous faire dire ce qui va nous guérir. je suis contente de pouvoir échanger avec toi. Je me souviens du jour de l'accouchement et du passage de la tête du bébé. cela a été encore une fois un moment si dur pour moi. ce moment qui veut tout dire et qu'on a bloqué dans notre psychisme par rapport à son sens... à bientôt Laury j'espère. |
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#14
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Citation:
oui jai eu bcp de mal et encore aujourdui! je me sens honteuse de ne pas avoir vu mon bb. je né rien fais pour lui meme pas de ceremonie, je ne voulais pas accepter que ce soit monbb. pour moi tout ca été faux, ce nété qun cauchemard! et que jallai me reveillé! mais ce cauchemard ne searrete jamais, je le vis tout les jour, je me supporte moi meme tres difficilement! surtout que maintenant le papa ce pose la question du bapteme pour baptiste le frere jumo... mais jeme dis c'est injuste, pourquoi dois je baptisé baptiste alors que je né pas organisé quoi que ce si pour son frere benjamin. je ne pourrai jamais me pardonner. mais javais que 10jour pour réaliser.... avec un bb en réa qui nété pas sur de vivre et un deuxieme a la morgue |
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#15
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oh, c'est terrible pour toi, tellement terrible.
On se retrouve face à une situation qu'on avait surtout pas imaginée et on est démunie davantage quand on a pas les ressources psychologiques nécessaires. Moi je consulte une psy jusqu'à temps que je comprenne les motifs qui m'ont fait agir comme ça. Tu as acouché quand? je te soutiens. |
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#16
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Citation:
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#17
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ta douleur est immense, les faits sont terribles et terriblement vides d'empathie parentale de la part du personnel hospitalier. Alors le papa, pas prévenu, la maman seule face à cette décision horrible alors qu'elle l'a pas prise toute seule, l'enfant avait 2 parents...tu crois aps?
on se culpabilise à mort, on accepte pas, on réalise l'absence de compétences chez beaucoup de membres du personnel et sur notre déchirure intérieure plus grande que tous les évenements mis bout à bout. Je me rappelle moi ce mercredi 6 juin 2007 (c'est très récent aussi pour toi dis donc, c'est vraiment pas facile) où j'ai accouché normalement après avoir accepté le foeticide. Et voilà comment on se sent avoir participé à la mort de notre bébé, souvent on se sent les SEULS responsables...et coupables. Mais la nature s'est manifestée et ça c'est si dur à accepter. On imagine tellement pas tout ça pour nous. Alors, dis moi, Battiste est né à la suite de cette césarienne? comme c'est son frère jumeau, je me dis qu'il est né le même jour que la mort de son frère... à bientôt Christelle |
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#18
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comme cété d vrai juju, a travaers baptiste je vois le bb qui devrai etre la aussi, le meme, mais il yen a qun alors que pendan des mois on ma fais "un bourage de crane " a me dire que jallai avoir 2 bb!!! certain mereponde que g pa ame plaindre que g baptiste, mais c pa plu facile car je peu pa tourné la page, car comme j di a travers baptiste je vois a quel point benjamin me manque |
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#19
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oui, ton ressenti est très clair et justifié : tu as eu 2 bébés ce jour là. C'est pour ça que tu parlais de Benjamin comme une seule et unique naissance puis maintenant de Battiste comme une seule et unique naissance aussi.C'est fort de voir combien une maman reste une maman.
Je comprends tellement que tu fusionne les 2 en Battiste; c'est obligé, il te rappelle Benjamin et d'ailleurs pour Battiste aussi ça doit vraiment pas être facile. Tous les 2 vous avez un deuil à faire, lui comme toi. Ils sont bêtes les gens qui disent qu'en avoir 1 c'est déjà mieux que rien...ils ont rien compris!!! ils sont parents eux???? c'est pas possible! Toi tu as des émotions et ressentis d'une vraie mère et tu les a portés tous les 2 alors tu auras toujours eu 2 enfants ce jour là. c'est vrai quo'n est en colère contre ceux qui nous avaient fait de belles promesses. On se dit : "bon sang, comment ils ont pu rien voir????", "comment ils peuvent dire ça comme ça aussi nullement?" je sais pas toi mais moi les personnes en lien avec la découverte du handicap ont gravement merdé. Aucun tact, ils savaient pas comment le dire, ils étaient terrifiés de notre réaction si bien que quand mon ami a pleuré et a manifesté sa colère la spécialiste de l'écho lui a sauté dessus en lui disant de pas réagir comme ça!quelle horreur. elle a été incapable de me dire tout de suite ce qui'l y avait, elle m'a fait poirotée et finalement c'est MOi qui ait dû dire "alors il ne reste plus qu'à arrêter sa vie?" et toutes les scènes se sont bousculées dans ma tête. Pour mon ami c'était impossible que j'y ai pensé. Pis le couple en a pris un sacré coup. tu sais je me dis que ta situation a quelque chose de bien pire que la mienne, car je me mets à ta place, c'est terrible terrible. Mais dis moi, sais tu ce qu'avait Benjamin?tout va si vite...il est mort dans ton ventre? à bientôt |
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#20
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tu sais ta réaction face au décès de Benjamin, ressemble beaucoup à la mienne : j'ai pas fait de cérémonie ni de déclaration pour son prénom et j'ai pas voulu la voir. C'est si terrible. Pourra t-on un jour se le pardonner?
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