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#1
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Maintenant que le post est ouvert je vais vous raconter mon histoire. Elle remonte maintenant à presque 4 ans….dont 3 ans et demi de souffrances insoupçonnées. Mon père est décédé le jour même de la naissance de mon fils, trois quart d’heure avant plus précisement. Je savais que mon père n’allait pas bien, car il était en soins intensifs à l’hôpital le jour de ma DPA. J’ai dépassé le terme de cinq jours et c’est le jour choisi par l’équipe pour déclencher la naissance de mon fils que dans le même hopital, un étage plus bas, il nous a quitté. Durant toute la journée, j’ai eu un pressentiment. Mon mari, lui savait car il avait croisé ma mère et ma grand-mère qui lui avaient dit que mon père était mourrant mais il ne m’a rien dit…angoissé par cette mort éminente et la naissance de son enfant, il a fait face pour me laisser profiter de cet instant magique qui faisait de moi une mère. J’ai accouché sans problème d’un superbe garçon de 3.4 kg.
Le lendemain, à la maternité, la première personne qui est entrée dans ma chambre c’était ma mère. Elle n’a pas eu besoin de dire quoi que ce soit. J’ai immédiatement compris que mon pressentiment s’était vérifié. Toute l’équipe médicale a été super notamment pour m’aider à mettre en place l’allaitement de mon fils et pour me permettre d’aller à l’enterrement, « ça vous aidera à faire votre deuil », m’a dit l’une des sages femmes. Après les visites compatissantes de personnes, qui ne seraient jamais venues me voir sans la présence de mon père à la morgue de l’hôpital, j’ai affronté le regard de tous ceux qui assistaient à la cérémonie et ils étaient nombreux car je suis d’une famille de commerçants bien connue dans notre village. J’avais l’impression d’être une bête curieuse, d’entendre des murmures à mon passage…la plupart des gens ne pensaient pas à mal..au contraire… mais ce moment m’a longtemps fait souffrir. Après la cérémonie je suis retournée avec mon mari à la maternité pendant que le reste de la famille se rendait au crématorium où mon père devait être incinéré. Ce moment m’a manqué, j’ai eu l’impression d’être exclue de cette famille. Inutile de dire que l’allaitement n’a pas été une réussite mais par contre, avec mon mari, nous avons réussi à gérer ma peine sans que mon fils en souffre. Grâce aux conseils de mon médecin, j’ai expliqué à mon bébé pourquoi j’allais pas bien et dès que l’angoisse montait, mon mari prenait le relais. Les mois ont passé, j’ai du affronter les décès successifs de mes grands parents paternels, 16 et 18 mois après celui de mon père. Je pensais avoir fait mon deuil. L’idée d’une seconde grossesse a fait son chemin. Entre temps, mon frère est devenu papa à son tour. La naissance de ma nièce a fait remonter certaines angoisses : j’étais heureuse pour mon frère mais en colère contre la « vie » qui m’avait volé ces instants de bonheur que sont la naissance d’un enfant. Je suis tombée enceinte début mars 2006 après seulement trois mois d’essais. Après quelques jours d’intense bonheur (et de nausées) les ennuis ont commencé. Début mai, j’ai eu des contractions… la peur au ventre je suis allée chez mon médecin qui a bien sûr pensé à une FC. Heureusement la douleur s’est calmée et l’écho réalisée une semaine plus tard confirmait que le bb se portait bien. Début juillet, nouvelles contractions et retour chez le médecin. Je n’arrêtais pas de pleurer mais le doc m’a rassuré en me disant que les contractions n’avaient aucune incidence sur le col. Et là, on a parlé. Elle qui n’ignorait rien de mon passé, m’a expliqué que la grossesse faisait remonter toutes les angoisses et qu’il fallait absolument que je fasse quelque chose pour m’en sortir. Elle m’a conseillé une psychologue que j’ai appelé quelques jours plus tard. De juillet à novembre, nous nous sommes rencontrées toutes les semaines. Très vite j’ai pu sortir ce qui n’allait pas, mes craintes de voir un autre de mes proches partir lors de cette seconde grossesse, le fait que je m’autorise pas à être heureuse, etc… Elle m’a rassuré, expliqué que la vie n’était pas toujours un éternel recommencement, etc… On a beaucoup parlé de l’accouchement, de ce que je pouvais ressentir après, de mes craintes de faire une Dépression Post Partum… Finalement, mon accouchement a été déclenché le 29 novembre, une semaine avant le terme, car il n’y avait plus de liquide amniotique. J’ai mis au monde une petite fille qui a connu un léger RCIU (retard de croissance intra utérin) en fin de grossesse. Aujourd’hui, je vais bien, ma fille aussi. j’ai définitivement fait le deuil de mon père et repris confiance en moi. Mais je sais combien c’est dur d’être confronter simultanément à la vie et à la mort…de perdre un de ses parents et de ne pas pouvoir partager avec ceux qui partent le bonheur d’une naissance. Sophie |
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#2
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Je ne trouve pas les mots pour exprimer la peine que j'ai pour toi mais en même temps le réconfort de te voir ainsi reprendre confiance en toi et nous expliquer très délicatement et très simplement ce qu'il t'es arrivé, quel courage...
Je t'embrasse de tout mon coeur. Prisc |
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#3
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Merci Sophie d'avoir le courage et le cran de raconter ton histoire...
Tes mots simples sont si touchants... J'ai aussi perdu mon père 6 mois avant d'être enceinte et la première personne à qui j'ai pensé lors de mon accouchement c'était lui... Pendant ma grossesse j'ai perdu une tante à mon homme de la même façon que mon père et ça été dur !!! La maladie me touche encore de très près actuellement et me fait remonter mes angoisses et mes craintes de perdre ma mère. Je me demandais justement à voir un psy, peux tu m'en dire plus à ce sujet s'il te plait ? Merci de ton aide. |
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#4
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Sophie ton histoire est poignante com c'est dur de gerer ce duel vie/mort ...
tu y es arrivée grace à ta force ton BB et ton hom bravo ! personnellement en 10 ans j'ai perdu beaucoup de personnes de ma famille donc les plus essentiels . j'ai été orpheline de père à 22 ans il est mort dans mes bras c'était il y 8 ans.... puis c'est ma mère qui m'a quitté elle a lutté et attendu la naissance de ma fille elle est partie 15 jours plus tard le 11 février 2006 je n'ai pas la force de raconter mon histoire ce serait une partie de moi pure et violente à la fois ... je voulais juste témoigner que com toi l'amour aide à ne pas être broyée par la mort et ses aspirations violentes ... aujourhd'ui à chaque fois que j'ai le coeur qui saigne je regarde le ciel et je souris je ne sais pas pourquoi je souris sans doute à ma mère à mes racines je les rassure j'arrive à être heureuse même sans ma terre qu'ils ont emporté avec eux j'arrive à voir la lumière dans le noir car ma fille et mon hom me guident je n'ai plus de passé ils sont mon présent et mon avenir ... bon courage à toutes dans ce chemin du deuil arride, cruel c'est l'épreuve de la solitude qui lutte sans cesse contre l'absolue c'est le combat du bonheur contre soit même ....pour la vie que l'on porte et donne biloutte |
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#5
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je ne connaissai pa ton histoire ma petite skajoso, ca mefait bocou de peine de lire ca, ca a du vraimt etre dure pr toi, je n'imagine pa ke mes parent ne vois pas leur petit enfan, et commen profiter pleinemt de la naissance de son enfan en aprennan une nouvelle pareil
tu as bien fait de consulter un psy, ki a pu t'aider pr ta deuxieme grossesse, c'es genial k'aujourdhui tu puisse vivre tou ca plu sereinemt en tout cas tu a eu une tré bonne idé de demander ce forum, car c'es kelke chose si peu malheureusemt arrivé a tout le monde, et il es vrai ke c'es difficile d'aller en parler sur le forum des maman endeuillé, ki vivent elle aussi un terrible drame, mai ce n'es pa la meme douleur (j'espere ke je sui a peu pré clair et ke e ne blesse personne, c'es po tjr facile avec les mot) en tout bon courage pr la suite ma belle Angel |
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#6
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j ai pour ma part acouche le jour de l enterement de ma grand mere maternele je l adorai ell etai si special j ai bocoup penser a ell et aujourd hui j en garde un gout amer
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#7
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Skajoso,
c très courageux à toi d'avoir écrit ce post qui j'espère te soulagera un peu. Tu as apparemment fait un travail sur toi et ça aussi c très courageux. J'imagine combien cela a dû être dur à vivre. |
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#8
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J'ai du mal à trouver les mots... la vie est tellement injuste parfois!
J'espère que "le froid" qu'il y avait dans vos coeurs a laissé la place à de jolis souvenirs... De gros bisous Lovlove |
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#9
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Citation:
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#10
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Merci d'avoir eu le courage... tu peux pas savoir à quel point je te comprends.... désolée je peux pas en dire plus, j'ai pas la force, là, alors que je viens de finir de lire ton récit... tu es très courageuse et tu as eu raison d'aller voir un psychologue.... j'en ai pas encore eu le courage... un jour peut-être.
Merci aussi d'avoir dit ta colère envers ton père qui t'a abandonnée ce jour-là.... merci pour le mot "colère" et le mot "abandon" qui résonne très violemment en moi.... |